LABAYE SUMI

 

LE SALON COLLECTION, S_2

 

Lorsque l’industriel et l’artisanat se rencontrent

DATE
2018 – 2021

COLLABORATION
Dragovan Paris – Laurent Jardin, Alchimiste du cuir (pour les pièces S1 à S4)

COLLECTION
10 Pièces

EXPOSITIONS
– CAC Brétigny, France – 2018.
– Lake Como Design Fair, Italy (curaté par M. Ratti) – 2019
– Collectible Design Fair, Belgique (représenté par ItsGreatDesign Gallery) – 2020
– Exhibition « Noir Brussels », Belgique, VIP TOUR Art Brussels – 2020
– Charles Burnand Gallery, Londres – 2022
– Collect Art Fair, Londres, Somerset House – 2022

CRÉDITS PHOTOGRAPHIQUES
@ Gilles Rivolier, © Graham Pearson

 

Usuellement, il est dit que le meuble parachève la production architecturale, nous pensons que le meuble fait architecture.

Leur obsession de rassembler, opérante dans la pratique de leurs métiers par l’association de leurs connaissances et usages à celles d’autres partenaires, se manifeste également dans la forme même de leurs ‘objets’ créés.

Ce projet a débuté au printemps 2018 avec l’artiste du cuir Dragovan, par la réalisation de deux petits prototypes (Salon s-1 et s-2) mêlant la tôlerie et le tournage d’inox avec le travail manuel du cuir ; deux assises basses à 25 cm du sol, comme un mobilier de travail japonais, dont les tôles et les ‘boutons’ d’inox contraignent de larges pièces de cuir souples ou tressées.

Un banc à accoudoir en chêne sculpté (Salon s-3), pieds d’inox et dossier de cuir tressé a très vite rejoint cet embryon de Salon, toujours avec Dragovan. Plus haut que les deux premiers, plus long que profond, cette étroitesse accueille un temps d’assise plus restreint et plus tendu. Pour ce modèle, ils ont travaillé dans leur atelier un chêne de Bourgogne.

La quatrième et dernière assise (Salon s-4) est bien plus complexe, et certainement plus conventionnelle dans son ergonomie. Vaste et profonde, elle est constituée de tôles, entretoises et raidisseurs inox, et d’un tressage du dossier conçu comme un corset dorsal venant épouser colonne vertébrale et omoplates.

Le Salon est né de leur volonté de créer un espace de partage pour rassembler autour d’un même centre. Ils l’envisagent comme une scène avec des protagonistes, de différentes physionomies, de différentes physiologies, donc une diversité de personnalités. Dans la configuration universelle de l’agora, ce théâtre des objets est refermé en son centre. Ainsi, ils évoquent des fictions autour de l’idée du groupe, développant l’identité formelle du tout en associant celle de chacune de ses parties.

Ils recherchent donc une spécificité de chaque pièce de mobilier de par les techniques utilisées, tout en préservant le dialogue entre une ossature industrielle assumée avec ses clés et ses contraintes et l’ergonomie d’une peau ou d’une chair élémentaire.

En résulte des assises aux lignes précises dans lesquelles le geste possède une place centrale.
Celui de s’asseoir.
S’asseoir et regarder, s’asseoir et échanger, s’asseoir et expérimenter.
Une évidence universelle, intemporelle et multiculturelle, comme l’obsession d’une civilisation toute entière.

Le Salon, Seat 2, 2018. Avec Dragovan Paris
Inox, collet de vache
40 x 80 x 40 cm