LABAYE SUMI

 

FRAC Ile de France

 

Scénographie de l’exposition Berserk & Pyrrhia

DATE
22.03 – 20.07.25

SITE
Le Plateau, Paris
Les Réserves, Romainville

EQUIPE
Commissaire : Céline Poulin
Commissaire associée : Camille Minh-Lan Gouin
Conseiller Scientifique : Michel Huynh, conservateur général, Musée de Cluny – Musée National du Moyen Âge
Exposition réalisée en collaboration avec le Musée de Cluny – Musée National du Moyen Âge Paris

 

L’imagerie d’heroic fantasy moyenâgeuse de la pop culture habite les univers des artistes d’aujourd’hui.
L’exposition Berserk & Pyrrhia rend visible la circulation des images médiévales et leur appropriation postérieure et fait se rencontrer l’art médiéval et l’art contemporain. Des œuvres médiévales prennent place au Plateau et aux Réserves, grâce à des prêts issus de riches collections
patrimoniales franciliennes et instaurent un dialogue intergénérationnel et transhistorique.
Au Plateau, dans l’esprit de Berserk, et en faisant référence à l’interprétation dix-neuviè-miste de l’époque médiévale, plus mystique et romantique, les œuvres nous entraînent à travers un cheminement obscur et sombre. Aux Réserves, elles puisent leurs références dans le merveilleux et l’anthropomorphisme du bestiaire médiéval, et nous transportent ainsi dans le monde de Pyrrhia, soulignant la place importante de l’artisanat et du lien à la communauté.

Une exposition réalisée en collaboration avec le Musée de Cluny – Musée National du Moyen Âge.

Fragments du Passé, Formes du Présent

La mise en espace conçue par le duo d’architecte-artiste Labaye Sumi explore le mobilier médiéval en tant que structure mobile et interroge l’architecture médiévale à travers ses principes d’accumulation et d’addition.

Dans une même approche, pièces historiques et œuvres contemporaines dialoguent sur un pied d’égalité.
Chaque objet, quel que soit son statut, repose sur un simple plateau, affirmant une présentation minimale et essentielle qui gomme les distinctions temporelles pour mieux révéler les résonances formelles et conceptuelles.

Recouvrant l’ensemble des supports d’exposition d’une toile de jute brute, les artistes détournent cette fibre végétale en une surface unificatrice, évoquant le coffre – à la fois contenant et vecteur de déplacement.

Entre le Plateau et les Réserves, trois ‘morceaux d’architecture’ émergent : micro-espaces habités, accueillant lutrins de lecture, luminaires et assises sculpturales.
À la croisée du mobilier et de la sculpture, ces formes habitables rejouent les codes du baldaquin, du mobilier liturgique, du trône et du fauteuil de travail.

Dans cette réinterprétation contemporaine des vocabulaires architecturaux du Moyen Âge, la pureté des lignes issues du roman dialogue avec l’élan vertical du gothique, où la spatialité se déploie davantage à travers des éléments suspendus du plafond que par les murs, instaurant un langage plastique où les strates du passé et du présent s’entrelacent.